VIH/Sida : Le combat s’intensifie à travers l’éducation

L’initiative Education Plus a été lancée ce lundi 21 juin à Yaoundé, au cours d’une cérémonie présidée par le Premier Ministre chef du gouvernement.

Réduire les infections à VIH chez les jeunes et améliorer l’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes. Tel est l’objectif visé par l’initiative Education Plus, dont la cérémonie de lancement officiel a eu lieu le 21 juin dernier à Yaoundé. Elle a réuni autour du Premier ministre Joseph Dion Ngute, le Coordonnateur résident des Nations Unies au Cameroun,  les responsables de l’Unicef, l’Onusida, l’Unfpa, l’Unesco, l’Onufemme, les ministres de la Santé Publique, des Enseignements Secondaires, les leaders traditionnels et religieux ainsi que des représentants de la société civile.

A travers cette initiative, le Système des Nations Unies entend fournir à toutes les filles un enseignement secondaire de qualité, avec un accès universel à une éducation sexuelle complète, ainsi qu’une transition réussie entre la vie scolaire et la vie professionnelle. De façon plus précise, il s’agira comme l’a indiqué Mathias Naab d’« éliminer les infections au VIH en maintenant davantage les filles dans l’éducation, jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire ».

Le Coordonnateur Résident des Nations Unies au Cameroun rappelle que « les adolescentes et les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, soit 10% de la population, représentaient un quart de tous les nouveaux cas d’infection en 2019.  Rien qu’en 2019 on dénombrait 4.500 filles qui contractaient le VIH chaque semaine, tandis que 23.000 d’entre elles mourraient de maladies liées au Sida ».

Pour Manaouda Malachie, cette « campagne de plaidoyer politique de haut niveau » s’érige donc comme « le gage de la transformation de la promesse de l’égalité des sexes ». Les jeunes femmes agiront ainsi en tant que dirigeantes, innovatrices et cocréatrices de l’Initiative, à travers des partenariats inclusifs. Ceux-ci comprendront une coopération étroite avec les gouvernements,  les associations de femmes, de jeunes, de parents, d’enseignants ainsi que divers réseaux de la société civile. Ce qui aboutira à « une amélioration des pratiques, ainsi que des mentalités en faveur de l’éducation de la jeune fille », tel que l’a indiqué Joseph Dion Ngute.

 

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