Supplémentation en Vitamine A : 610 millions Fcfa de soutien des fonds canadiens cette année

La lutte contre la carence en vitamine A au Cameroun continuera malgré le contexte, grâce aux 610 millions Fcfa de financement de Global Affairs Canada (GAC), via le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).

Le taux de mortalité des enfants de moins de 05 ans au Cameroun est selon les données d’une enquête l’un des plus élevés au monde : 103 décès pour 1 000 naissances vivantes. Les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est sont celles qui enregistrent le plus de décès d’enfants de moins de 05 ans dans le pays.

D’après le rapport d’enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) de 2014, l’une des causes de ces décès prématurés est la carence en vitamine A (CVA) et on estime qu’elle touche environ 190 millions d’enfants dans le monde.

Indispensable au système immunitaire du bébé, la vitamine A intervient dans la prévention des infections. Elle contribue également au développement de la peau et des os, tout en participant à une bonne croissance. Le sommet mondial pour les enfants de 1990 s’est engagé à « éliminer virtuellement la carence en vitamine A ».

C’est ainsi qu’une supplémentation en vitamine A fortement dosée est vivement recommandée par l’OMS chez les nourrissons et les enfants de 6 à 59 mois, mais elle peut aussi être appliquée chez les femmes en post partum présentant des risques de carence.

Une carence en vitamine A affaibli le système immunitaire de l’enfant et l’expose à un risque plus élevé de maladies et de décès précoces. « Pour être carencé en vitamine A, il y a deux éléments fondamentaux qui jouent : les apports insuffisants (…) et une fréquence assez élevée d’infection et d’inflammation qui vont vous prédisposer à la carence », explique Martin Nankap chargé des programmes de lutte contre les carences en vitamines et minéraux essentiels à l’Unicef.

Les efforts consentis par l’Unicef et le Minsanté grâce au financement de Global Affairs Canada, ont permis entre 2002 et 2011, de préserver les vies de 62 000 enfants de moins de 5 ans. Ce financement intervient à travers deux mécanismes essentiels. D’abord les donations de capsules destinées à couvrir les besoins des enfants de 6 à 59 mois ; et ensuite un appui financier pour les coûts opérationnels permettant d’assurer la distribution effective des donations en capsules. Il faut noter que 17 pays en Afrique subsaharienne bénéficient de ce programme.

Les prochaines journées nationales de vaccination (JNV) permettront de poursuivre de manière plus large le programme, notamment en ciblant les enfants malades, en faisant la promotion des aliments riches en vitamine A à travers le développement des supports éducatifs et nutritionnels.

Joël Essimi

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