Société : La situation des enfants est alarmante

Drogues, déviances sexuelles, abandon scolaire, exploitation etc.. sont autant de fléaux auxquels les enfants sont de plus en plus en plus exposés.

Selon un constat de la Commission nationale de la protection de l’enfance, qui pointe du doigt des fléaux comme la drogue, la traite humaine, les abus sexuels ou encore les pratiques magico-religieuses.

« On a plusieurs formes de traites, notamment l’exploitation sexuelle, le travail forcé, la mendicité forcée des petits enfants ça fait partie des éléments de traite », explique Lydie Essissima qui a participé à l’étude sur la situation de la traite des personnes et le trafic illicite des migrants au Cameroun.

Le Cameroun a pourtant ratifié toutes les conventions internationales en matière de protection de droits humains, notamment la protection des femmes et des enfants, mais peine encore à implémenter efficacement sur le terrain les mesures adéquates.

Qu’ils soient scolarisés ou non, d’autres fléaux comme la consommation de la drogue impliquent les plus jeunes. Le ministère de la Santé publique précise à cet effet que 20% des consommateurs de drogue ont entre 17 et 20 ans. L’une de ces drogues, le tramadol, est la plus consommée par les jeunes camerounais.

« Dans une ville comme Garoua au nord du pays, il y a beaucoup d’enfants qui font d’usage du tramadol. A cause de la corruption, des personnes font entrer au Cameroun des médicaments contenant du tramadol sans autorisation par les régions du Nord, de l’Extrême-Nord, de l’Adamoua », révèle à VOA Afrique Titus Ndikung, fondateur de Empower Cameroon, une association d’auto support pour les consommateurs de drogue.

« Ces médicaments proviennent du Nigeria, si les policiers et les agents des douanes ne sont pas bien payés encore moins bien sensibilisés sur les dangers de ces substances, ils vont toujours les laisser entrer dans le territoire », ajoute-t-il.

Néanmoins depuis 2016, les pouvoirs publics ont mis sur pied depuis 2016 une plate-forme nationale de protection de l’enfant, afin d’ « avoir la possibilité en temps réel de se pencher sur les problèmes qui concernent les enfants y compris ceux qui sont dans des situations d’urgence », précise Jean Pierre Edjoa, directeur de la protection sociale de l’enfance au ministère des Affaires sociales.

La répression

D’autres experts préconisent, au vu de l’urgence actuelle, la mise en application des mesures légales, dans le but de passer à l’offensive face à ces fléaux. C’est ce que pense du moins Diane Tchomalogne, avocate des droits des femmes, enfants et personnes handicapées. Pour elle, « le trafic d’enfants, la traite d’enfants l’exploitation économique des enfants sont des infractions ».

Ainsi, « c’est le ministère public qui de premier chef devrait se saisir de pareils cas ainsi que la Commission nationale de protection de l’enfance afin que ces personnes qui exposent les enfants à toutes formes de dangers – que ce soit sur le plan économique, moral, affectif – soient sévèrement punies » appuie-t-elle.

En attendant, le gouvernement travaille déjà à l’adoption d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre les fléaux scolaires et extrascolaires au Cameroun.​

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