Insertion socio-économique : 35 ex-otages de Boko Haram formés

C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet conjoint « Jeunesse et Stabilisation pour la Paix et la Sécurité dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun » (JSPS).

Après une première session de formation ayant bénéficié à 43 jeunes en mai 2020 dans le département du Mayo-Sava dans la région de l’Extrême-Nord, 35 ex-otages de Boko-Haram dont 20 filles du site des déplacés internes de Zamaï, bénéficieront des formations professionnelles dans divers domaines. L’objectif de ces formations dispensées par l’UNICEF à travers son partenaire d’implémentation COOPI, vise à renforcer les capacités de ces jeunes, afin de leur faciliter l’insertion socio-économique.

Electricité, Soudure, Couture, Broderie, Mécanique, Agropastorale et Maçonnerie sont les domaines dans lesquels les bénéficiaires seront capacités. La formation qui débuté le 15 octobre dernier s’achèvera le 15 janvier 2021. Leur apprentissage comprend une partie théorique, constituant 1/3 du programme de la formation, et une partie pratique qui s’effectuera en atelier, constituant les 2/3 du programme. La capacitation qui durera 3 mois sera sanctionnée par une attestation qui sera délivrée aux jeunes bénéficiaires.

Le projet JSPS n’a cessé de démontrer son efficacité depuis le début de son lancement officiel en mai 2019. Une efficacité qui avait entre autres motivé la prorogation de son mandat jusqu’au 30 avril 2021, lors de la 5e session de son comité de pilotage. En effet, le constat fait lors de la 6e session du COPIL en novembre dernier, avait permis de constater que le niveau de mise en œuvre des activités était de 72% à ce stade, pour 68% d’exécution budgétaire. L’un des grands succès du projet relevé lors de cette réunion avait été le retour à l’école formelle de 3916 élèves coraniques pour le compte de l’année scolaire 2020-2021.

Cofinancé par l’Union européenne, le projet JSPS est mis en œuvre par le PNUD, l’UNICEF et l’UNFPA, en collaboration avec les administrations locales concernées (MINJEC, MINAS, MINEDUB, MINPROFF, MINEPAT, MINDEVEL). Il a pour objectif de lutter contre l’endoctrinement des jeunes dans des bandes armées, et parvenir à la stabilisation pour la paix et la sécurité dans la région, particulièrement dans 12 localités des départements du Logone-et-Chari, du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava, qui sont les plus touchées par les attaques de la secte islamiste Boko Haram.

Joël ESSIMI.

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