SANTE REPRODUCTIVE DES JEUNES : LES ACTEURS LOCAUX OUTILLES

C’était au cours d’un atelier d’imprégnation tenu hier 16 novembre à Yaoundé.

Rassembler tous les acteurs qui concourent à la lutte contre les IST, VIH/SIDA, et beaucoup plus la COVID-19, afin de réfléchir ensemble aux stratégies idoines à même de combattre efficacement les fléaux qui gangrènent la jeunesse Camerounaise, et particulièrement l’adolescent, la jeune fille. Tel a été l’objectif poursuivi à travers l’atelier d’imprégnation sur la santé reproductive des jeunes, tenu le 16 novembre 2020 à Yaoundé, au SOMATEL Hôtel.

Les travaux qui ont porté globalement sur l’amélioration de l’accès aux services intégrés de santé reproductive, la prévention du VIH/IST et de la COVID-19 chez les adolescents des zones périurbaines, ont permis aux acteurs de la commune d’arrondissement de Yaoundé II d’en apprendre un peu plus sur cette thématique, « dans une commune où la jeune fille ne va pas à l’école et est contrainte à des mariages précoces », à en croire François Eric Akono Bessala, délégué régional de la Jeunesse et de l’Education Civique pour le Centre.

Cette initiative intervient à la suite des dommages causés par la pandémie de la COVID-19, qui a entrainé l’interruption de nombreux services de santé. Ce qui pourrait avoir selon l’OMS, « des effets néfastes sur la santé de la population à court, moyen et long terme ». D’où la nécessité de mettre en place des stratégies de coordination, de suivi et d’évaluation pour la santé et le bien-être des adolescents, en les protégeant à la fois du VIH et de la COVID-19, mais aussi « de grossesses indésirées […] et des problèmes sous-jacents de violence sexuelles et violences basées sur le genre », à en croire le Dr. Bacha Abdel Kader.

Selon le chef du Programme VIH/SIDA de l’UNICEF Cameroun, « l’espace communal peut être le cadre, le creuset dans lequel tous les acteurs, qu’ils soient gouvernementaux, associatifs et communautaires, peuvent joindre leurs efforts pour apporter un paquet de services intégrés » pour prévenir et éviter tous ces maux.

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Pour Catherine Nga Zibi, la tenue de cet atelier arrive à point nommé dans la commune de Yaoundé II qui est « une zone très vulnérable ». L’adjoint au maire affirme que la commune abrite « beaucoup de jeunes qui sont dans le besoin de voir des acteurs descendre à leur niveau pour leur venir en aide ». Avant Yaoundé II, les communes de Bertoua et Garoua-Boulaï, ont bénéficié de la même activité la semaine dernière. Celle-ci s’étendra selon le Dr. Bacha aux autres régions du Cameroun au courant de l’année prochaine, dans l’optique de voir tous les participants en sortir « avec un engagement partagé et une ligne d’action », a souhaité le représentant de l’UNICEF à l’atelier.

Joël ESSIMI.

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