Extrême-Nord: Le projet JSPS passé en revue

La 5ème session du comité de pilotage du projet  Jeunesse et Stabilisation pour la Paix et la Sécurité dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun (JSPS) s’est tenue ce 24 septembre, présidée par Midjiyawa Bakari, gouverneur de la région et président dudit comité.

C’est à deux mois de la fin du projet, que s’est tenue cette 5è session qui avait pour but non seulement de passer en revue les activités du projet JSPS, mais aussi de les évaluer. A l’issu de cette réunion de travail, plusieurs avancées notables ont été relevées :

Ainsi, dans le cadre de la sensibilisation, 20 683 jeunes , soit 103% sur 20 000 initialement ciblés, ont été renforcés pour jouer un rôle actif dans la promotion de la paix, de la sécurité et de l’équité de genre, couplé à l’animation de dialogues et la mobilisation des médias locaux ;

Sur le plan éducatif, les jeunes des écoles coraniques soit 281 et 186 autres reçoivent l’éducation à la citoyenneté et aux compétences de vie en bénéficiant des cours d’alphabétisation et des séances de prise en charge psychosociale, en plus des 404 Maitres et 203 maitresses coraniques formés à l’éducation à la citoyenneté ;

Concernant l’accompagnement, les travaux du comité ont révélé que 1254 jeunes âgés entre 12 et 29 ans, spécialement des filles, exposés à l’extrémisme violent, sont préparés et mentalement équipés pour leur réintégration ;

Sur le plan économique, 66% d’une cible de 850 jeunes ont bénéficié de formations à l’entreprenariat, aux métiers et à l’organisation en coopératives, dans le but de les renforcer économiquement ;

Enfin, des dispositions ont été prises en vue de l’amélioration des connaissances, afin de permettre d’informer les parties prenantes et de mieux mettre en exergue la dimension interrégionale de la violence extrême chez les jeunes.

Lancé au cours d’une cérémonie le 24 juillet 2019 à Maroua, le projet JSPS mis en œuvre par l’UNFPA en collaboration avec le PNUD et l’UNICEF dans la région de l’Extrême-Nord, avait pour but de lutter contre l’endoctrinement des jeunes, et visait à :

  • Promouvoir la culture de tolérance et empêcher l’enrôlement dans des groupes armés chez les jeunes de la région ;
  • Contribuer à la réinsertion des jeunes ex-associés ou otages (en particulier les femmes et les filles) dans leurs communautés et leur offrir des perspectives et des outils pour une meilleure vie en tant que membres pleinement acceptés et respectés de leurs communautés ;
  • Réaliser les études afin d’avoir une meilleure compréhension de la violence extrême dans la région.

Si les différentes activités se sont jusqu’ici et au vue des résultats déroulées de façon satisfaisante comme on le voit à travers les avancées notables, l’on note une mise en œuvre de l’ordre de 58% du projet JSPS, ce qui a justifié que les membres du comité de pilotage recommandent la prorogation de son mandat . Aussi, une plus grande synergie entre les agences onusiennes impliquées a été sollicitée, toujours en collaboration avec les administrations locales concernées, en l’occurrence le Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique (MINJEC), le Ministère des Affaires sociales (MINAS) ainsi que les organisations de la société civile de la région de l’Extrême-Nord.

Joël ESSIMI.

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