Malnutrition et handicap infantiles : Les Hommes des médias édifiés à Garoua

Malnutrition et handicap infantiles

Cette localité de la région du Nord a abrité du 2 au 4 Juillet dernier un atelier de renforcement des capacités des Journalistes sur la malnutrition et le handicap chez les enfants.

Ils étaient une trentaine d’hommes et femmes des médias à s’être réunis à Garoua du 2 au 4 Juillet dernier autour des questions liées à la malnutrition et au handicap infantiles. C’était au cours d’un atelier organisé par l’UNICEF à l’effet de renforcer les capacités des détenteurs du quatrième pouvoir sur ces réalités qui touchent le monde entier. Pour le Cameroun, les présentations et descentes de terrain effectuées ont permis de se rendre compte des chiffres et des réalités alarmantes tant sur le plan du handicap que de la malnutrition chef l’enfant.

Les chiffres donnés au cours des exposés relatifs à la nutrition par Brigitte Helali et Ines Lezama, toutes deux spécialistes de nutrition, sont alarmants. Dans un sens global, 6% d’enfants au Cameroun souffrent de malnutrition avec une prépondérance dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, du Sud et de l’Est ; 1/8 d’entre eux n’atteignent pas les 5 ans ; 122/1000 décèdent chaque année des causes qui auraient pu être évitées ; 32,5% ont un retard de croissance ; 60% sont anémiés ; 36% ont une carence en vitamine A… Tout ceci relève de la malnutrition chez ces enfants qui selon les types sont chétifs, ont des ventres ballonnés, cheveux roux, œdèmes… Comme causes la pauvreté, la méconnaissance des pratiques nutritives adéquates, les cultures, les épidémies, les guerres, les catastrophes naturelles etc. sont indexées.

Malnutris, les enfants sont exposés à des morts précipitées, réduction du QI, développement tardif. La malnutrition entraine également au niveau national 22 à 45% de pertes économiques par an, affecte la santé dans la vie adulte ainsi que la santé intergénérationnelle. Toutefois, pour éviter d’arriver à cet état des choses, Ines Lezama explique qu’appliquer certaines mesures dès la conception du bébé peut lui permettre de « naître, survivre, grandir et se développer ». Ces mesures doivent être scrupuleusement respectées  entre 6 et 24 mois, tranche d’âge pendant laquelle l’enfant est le plus vulnérable (le mal acquis étant irréversible). Il s’agit pour la mère d’avoir une bonne alimentation elle-même afin d’éviter une malnutrition intergénérationnelle. Elle doit également allaiter « exclusivement » son bébé au lait maternel pendant les six premiers mois ; veiller à lui procurer une alimentation riche en zinc, fer, iode, vitamine A… bref lui procurer une alimentation qui réponde de façon adéquate aux besoins nutritionnels de son organisme.

Côté handicap, il a été révélé que 93 millions d’enfants dans le monde (le Cameroun inclu), vivent avec un handicap qu’il soit moteur, auditif, visuel ou autre. Une situation qui est à l’origine de la marginalisation, de l’exclusion du handicapé dans la société. C’est par exemple le cas des albinos considérés comme signes de malchance dans de nombreuses cultures, ou encore des « enfants serpents ». Pour ce qui est du Cameroun, la Convention relative aux droits des personnes handicapées a été ratifiée, mais pas encore signée. D’où l’inefficacité des actions entreprises en faveur de ces marginalisés. L’action qu’a donc engagée depuis quelque temps l’UNICEF qui fait désormais du handicap chez l’enfant une de ses priorités, ne peut être que salutaire. Elle vise à offrir aux personnes handicapées un cadre meilleur de vie où elles ne seront plus marginalisées.

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