Santé : Le vaccin anti HPV prêt pour septembre 2020

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D’ici le mois de septembre 2020, le vaccin anti HPV protégeant contre le cancer du col de l’utérus, sera introduit dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV) au Cameroun.

Les papillomavirus humains (HPV) sont responsables de huit localisations de cancers : le col de l’utérus, l’anus, l’oropharynx, la vulve, le vagin, la cavité orale, le larynx et le pénis.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 500.000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont enregistrés chaque année, majoritairement dans les pays peu développés.

Le vaccin anti HPV sera donc très prochainement mis à la disposition des populations cibles, notamment les jeunes filles et cela gratuitement. En attendant, il faut débourser environ 30.000 francs par enfant.

« C’est une très bonne initiative que le gouvernement a prise, parce que ça aide nos jeunes qui sont entrain de grandir », pense Abigaël Fobamg, qui comme beaucoup d’autres mamans saluent la mesure de prévention contre ce qu’elles considèrent comme « un tueur silencieux » de la femme.

« En tant que médecin des femmes et en tant que mère, c’est une nouvelle fantastique ; parce que jusqu’à présent on se demandait toujours à quand arrivera ce vaccin chez nous de façon gratuite dans le PEV, car il est couteux et on reconnait son efficacité » relève le Dr. Eveline Foguem Tincho, gynécologue obstétricienne, « je demande à toutes les femmes, tous les hommes qui ont des enfants de 9 à 14 ans de les faire vacciner ». Pour elle, « une fille qui se vaccinée contre le HPV a beaucoup de chances de vieillir sans avoir le cancer du col de l’utérus ».

« Le vaccin lui-même suivra le circuit des vaccins du programme, à partir du programme d’achat, le stockage dans les chambres froides au niveau du programme, puis l’acheminement au niveau des différents démembrement régionaux et les districts jusqu’aux aires de santé » détaille le Dr. Calvin Tonga, qui explique la stratégie mise sur pied par le PEV pour acheminer le vaccin auprès de la cible principale : les jeunes filles de 9 ans n’ayant jamais été en contact avec le virus. La stratégie d’administration devra ainsi cibler prioritairement les écoles où les jeunes filles devraient normalement se trouver, ainsi que dans les communautés pour celles qui à cet âge-là ne sont pas souvent scolarisées. Par ailleurs, une composante communication du programme s’attèlera à expliquer tant aux bénéficiaires qu’à leurs parents, les contours de ce problème sanitaire important.

Joël ESSIMI.