Rumeurs sur la mort scandaleuse de quadruplés à l’hôpital central de Yaoundé

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Les réseaux sociaux ont depuis hier relayé une histoire tragique, celle de la mort de quadruplés à l’hôpital central de Yaoundé, des suites dit-on de négligence médicale. Le directeur de la formation sanitaire ainsi que le ministre de la santé ont tenu à apporter des précisions.

L’histoire qui a été abondamment partagée sur les réseaux sociaux semble différente des témoignages et explications recueillis sur le terrain. Un message anonyme racontait les misères d’une jeune maman, Ntsama, âgée tout juste de 20 ans. Selon le message, elle aurait perdu ses 4 enfants à l’Hôpital Central de Yaoundé (HCY), suite à une grave négligence du personnel soignant. Outre cette dernière, le personnel de l’hôpital est accusé d’avoir séquestré la mère endeuillée, pour une facture impayée de 54 000 FCFA.

Néanmoins, après vérifications, les faits sont quelques peu différents des informations alarmistes du message. En effet, les quadruplés qui sont nés prématurés n’ont pas survécu à cause du manque de couveuses à l’HYC. Ils ont dans un premier temps été mis sous assistance respiratoire, avant de décéder l’un après l’autre à cause du manque de couveuse à l’hôpital central, la famille n’ayant pas les moyens de se s’offrir celles d’une formation sanitaire privée, qui exigeait une caution de 100.000 FCFA.

Quant à la supposée séquestration, Pr Pierre Joseph Fouda, le directeur de l’HCY dénonce un fake news. Elle a été gardée en observation pendant 48 heures, pour le suivi de ses soins, conformément à la procédure. s’agissant des frais à payer, le directeur de l’hôpital explique sur les antennes de Canal 2 International qu’il y a un service social qui statue en fonction de la situation du patient, et il lui revient à lui de prendre la décision finale. La famille ne déboursera d’ailleurs aucun sou. La jeune maman est rentrée chez elle et retournera bientôt à l’hôpital pour la prise en charge des pathologies détectées pendant la grossesse.

Le ministre de la santé qui a suivi cette affaire de près est intervenu à travers un tweet pour dénoncer la propagation de ces fausses informations. Elles entachent gravement la réputation des formations sanitaires, particulièrement en ce moment où la situation sanitaire est alarmante.

Joël ESSIMI.