Télé-enseignement : En attendant la réouverture des écoles

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La fermeture des établissements scolaires a poussé le gouvernement à trouver des solutions palliatives, afin d’assurer la continuité de l’éducation des élèves désormais en « vacance technique ».

Si les établissements scolaires ont fermé pour des raisons sanitaires, il n’est pas question pour la plupart des pays ayant appliqué cette mesure d’enregistrer une année blanche. C’est le cas du Cameroun qui a dû se tourner vers la télévision et la radio pour continuer d’entretenir les classes d’examen en particulier, pendant cette période sans activités scolaires externes.

Cependant concernant les classes de transition, la plupart des enseignants et spécialistes sont d’accord sur le fait qu’au moment de la mise en application de la mesure qui prévoyait la fermeture des établissements, le quota des enseignements nécessaires pour la validation d’une année scolaire avait déjà été atteint. En d’autres termes, la majorité des programmes dans les diverses matières avait déjà été couvert.

Pour les classes d’examen par contre, il est question de préparer les élèves à passer les examens en vue de l’obtention des différents diplômes. La CRTV a ainsi entamé depuis le début du mois d’avril, la diffusion des enseignements dans les matières au programme et qui seront bien-sûr au menu des examens officiels.

Ce sont donc des professionnels, des enseignants certifiés qui préparent et dispensent les cours diffusés à la radio et à la télévision nationales tous les matins à partir de 8h30. La qualité des enseignements ainsi que le professionnalisme des professeurs qui assurent cette mission ont été salués par tous. Il reste que les élèves qui ont accès à ces enseignements les assimilent eux aussi, afin d’être prêts le jour-j.

Le numéro 8018 a ainsi été communiqué aux élèves pour transmettre leurs questions et préoccupations par SMS. Ils doivent se rendre sur le site web de la radiotélévision nationale camerounaise afin d’y consulter les réponses. En sorte que les leçons dispensées aient un minimum d’interactivité, pour se rapprocher autant que possible du modèle de cours en présentiel.

Un problème demeure : celui de l’accès à tous les élèves à ces enseignements. En effet, beaucoup de familles ne disposent pas d’un poste de radio ou de télévision pour que les enfants puissent faire cours, cela sans compter les élèves des zones non électrifiées et qui ne sont même pas au courant qu’une telle chose est actuellement en cours. Il sera donc question lors de la réouverture des établissements le 1er juin prochain, de prendre en compte la situation de ces élèves en particulier pour leur permettre d’être au même niveau que leurs camarades plus chanceux.

Joël ESSIMI.